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Le stress dans notre vie et comment y remédier

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LE PESSIMISME (1)

Il y a quelques jours le site « Top Santé » publiait un article qui nous a surpris :

ÊTRE PESSIMISTE POUR VIVRE PLUS LONGTEMPS

Avec un sous-titre assez révélateur : Les personnes aveuglées par leurs pensées négatives et la peur de l’avenir ont plus de chances de vivre longtemps, révèle une étude allemande.

: http://www.topsante.com/sante-au-quotidien/Actus/Insolite-etre-pessimiste-pour-vivre-plus-longtemps

Curieux, non ?

Aussi convient-il de préciser que cette nouvelle est passée dans la rubrique « Insolite » du site et qu’il importe à chacun de voir s’il y a lieu de réagir ou non à cette affirmation.

Les recherches faites par le Professeur Frieder LANG de l’Université de Erlang-Nüremberg disent que « l’excès d’optimisme face à l’avenir est associé à un risque plus grand d’incapacité et de mort dans la décennie suivante ». Peut-on pour autant en déduire que l’enfer se complaît dans une longue existence et que la belle vie ne dure que peu de temps ? Autrement dit : pour vivre longtemps, vivons malheureux.

Si nous considérons cette hypothèse, nous pouvons en déduire que la situation économique actuelle qui est loin d’être brillante pour beaucoup va mener la plupart d’entre nous à vivre plus longtemps que ces visions optimistes lancées par ces financiers en recherche d’investisseurs potentiels, qui clament des lendemains radieux à qui suivent leurs conseils.

C’est aussi la démarche entreprise par certains faux gourous qui profitent d’un moment de faiblesse de leurs victimes pour les inciter à les suivre et en les culpabilisant si elles ne s’engagent pas. Pour ces optimistes-là, il est évident que la vie sera brève avec un éventuel ticket touristique dans les belles prisons de France.

En fait, et l’article nous le fait savoir, le pessimiste en question doit être pris au second degré : celui qui amène la prudence. En limitant les risques, on s’expose moins : ceci coule de source....et si on s’expose moins aux dangers, on vit forcément plus longtemps.

A titre d’exemple, celui qui boit un verre de vin par jour a plus de chance de survivre que celui qui en boit deux ou trois litres. Le fait de penser à une fin tragique sur la route ou dans un lit d’hôpital, fait que le pessimiste a compris que son salut dépend avant tout de son degré d’absorbsion. On ne trouve pas son bonheur dans l’alcoolisme, même si l’on croit atteindre le bonheur en y plongeant.

Les Américains, de leur côté, ne souhaitaient pas rester derrière. Pour eux, le pessimiste augmente les performances au travail. Autrement dit, si l’on met cette hypothèse en application, votre patron peut vous annoncer que demain la société va disparaître et que vous allez perdre votre emploi, cette situation fera que vous serez plus performant. Il est évident que vu de cette manière, nous allons douter du résultat.

Il convient donc de distinguer ces deux versions et de bien s’entendre sur le sens à attribuer aux mots « optimisme » et « pessimisme ». Aussi absurde que cela puisse paraître, on s’aperçoit par ces deux exemples que l’interprétation diffère et peut ne pas avoir les mêmes effets. Pour une personne dépressive, cet effet peut avoir des résultats désastreux, d’où necessité de ne pas dire n’importe quoi.

Dans le cas des recherches allemandes, l’échantillonnage s’est fait sur dix ans : de 1993 à 2003. C’est à dire qu’il s’est écoulé dix ans entre la fin de l’expérience et les résultats publiés de celle-ci.

L’article nous dit que cette expérience a été faite selon trois tranches d’âges : 18-39 ans,

40-64 ans et au-dessus de 65 ans avec question portant sur le bien-être et le niveau de satisfaction futur. La question avait été reposée au bout de cinq ans et de sérieuses variations s’étaient fait sentir. Le risque de décès avait alors augmenté de 10% (parmi les plus optimistes).

Comme nous pouvons le constater, cette question concernait un sujet précis qui en aucune façon n’est interchangeable avec un autre. Il faut donc être très prudent dans ses affirmations et ne pas se contenter de lire un gros titre. L’étude faite en Allemagne n’a absolument rien à voir avec celle faite par les Etats-Unis.

Une autre étude du même Institut de recherche faisait un autre constat : les personnes qui avaient les plus hauts revenus avaient plus de risque d’infirmité. Le Dr Lang affirmait ainsi : "Contre toute attente, nous avons remarqué qu’une santé stable et bonne ainsi que de bons revenus étaient liés à des attentes plus négatives ».

Nous pouvons donc conclure en disant que si nous voyons l’horizon assombri, il y a de fortes chances qu’il s’éclaircisse et que tout n’est pas aussi noir que nous le pensons. L’anxiété, l’appréhension, l’angoisse nous font percevoir bien souvent une vision bien plus pessimiste qu’elle n’est en réalité. Tout ceci vient de notre inconscient. Or il est tout aussi facile de refuser une pensée négative que de mettre en place une pensée positive : c’est non seulement une question de prise de décision mais aussi et surtout de mise en action. S’attendre au pire permettrait d’avoir de bonnes surprises au final. Alors : pessimisme ou optimisme ? A vous de vous prononcer.

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