Le stress dans notre vie et comment y remédier
February 21 2013
Le temps des Carnavals est terminé et il est grand temps de se remettre au travail.Pour cela, je vous propose l'introduction d'un petit livre extraordinairedu Docteur PAUCHET que le Club Positif (www.club-positif.com) m'a fait parvenir et que je souhaite publier dans ce blog. Beaucoup d'entre nous ont connu son fondateur, le regretté Christian GODEFROY qui nous a quitté en Novembre dernier et à qui j'avais dédié mon premier e-book sur le stress, paru chez AMAZON.Voici ce texte mais je ne saurais que vous conseiller de voir la suite en consultant le site du Club.
L’Homme qui se laisse vivre se laisse mourir
L’optimisme, la bonne humeur, la joie de vivre doivent constituer
votre état d’âme permanent. Ces sentiments si l’âme est saine et la santé
normale, doivent persister en vous surtout pendant les
périodes critiques, – en temps de crise –, à l’heure où les humains se
lamentent sur la dureté de l’existence.
Il est indispensable, à l’époque où nous vivons, d’appeler à soi
tout ce que vous possédez d’optimisme et de courage. Il faut se dire
que si vous ne pouvez souvent agir contre les circonstances, vous
pouvez faire quelque chose sur vous-mêmes.
Mais comment être optimiste, me direz-vous, quand tout va
mal ?
Eh bien ! justement, avoir l’attitude optimiste, à la manière où
nous l’entendons, c’est être arrivé à un état d’esprit positif, toujours
prêt à la résistance, prêt à voir ce qu’il y a de bon dans les pires
conjonctures, à accueillir les événements avec le dessein d’en tirer le
meilleur parti possible. Vous n’arriverez pas d’emblée à acquérir un
tel état d’esprit. Mais vous savez bien qu’avec de la volonté, de la
patience et de l’énergie, vous arrivez à tout.
Vous savez quelle force contient l’habitude. À l’origine de
toute habitude se trouve un acte de volonté consciente. Il faut
donc, pour votre propre bonheur, vouloir remplacer en vous une
habitude malfaisante par une autre bienfaisante.
Le pessimiste qui n’a pas perdu toute volonté peut donc
arriver à l’optimisme par l’habitude volontaire, et se créer une manière
d’être qui deviendra une bonne habitude. II voyait les choses,
les hommes, les événements d’un oeil triste. Il s’attachera désormais
à les regarder avec plus de sérénité et d’indulgence ; à découvrir en
eux le germe créateur qu’ils apportent. Il lui faudra, au début, faire
un grand effort, mais chacun sait que rien ne se crée sans énergie.
Demandez à ceux qui ont construit une oeuvre quelconque,
dans n’importe quel domaine – art, lettres, sciences, industrie,
commerce –, demandez-leur comment ils ont pu la réaliser : l’effort
continu, persistant, tenace et quotidien est à l’origine de leur travail.
La plus belle oeuvre que l’on puisse demander à l’homme, c’est de
faire effort pour se réaliser tel qu’il se conçoit, c’est de devenir ce
qu’il est en puissance, d’exprimer son vrai moi.
Pour cela il est nécessaire de laisser se taire en soi les
tendances négatives : paresse, tristesse, jalousie, envie, colère, haine,
doute, angoisse, peur ; il faut déblayer le terrain de ces mauvaises
herbes pour n’y semer que du bon grain.
La vertu de l’optimisme c’est de travailler constamment à cette
réalisation positive. Il apporte avec lui la foi, la confiance,
l’espérance, c’est-à-dire la jeunesse, la joie, l’élan, l’enthousiasme. La
foi incite à se passionner pour ce qui est beau, juste et grand, pour
tout ce qui est désiré; elle éveille en vous les saines énergies et vous
fait apparaître un monde de clarté que vous ne soupçonniez pas.
Veillez toujours à ce que votre âme n’oscille pas entre le doute,
le regret et la crainte. Ce sont là les ennemis de votre repos. Le
regret est déprimant et stérile. La crainte paralyse vos efforts. Ce
sont des sentiments parasites qu’il faut chasser. Vous devez
toujours aller de l’avant, brancher votre esprit sur le courant
d’énergie universelle, augmenter chaque jour en vous votre pouvoir
d’action. La lutte est quotidienne, constante.
Chaque matin l’homme doit se lever avec une nouvelle
provision de vaillance, d’allégresse, de bonne humeur. Il doit
reprendre avec ardeur le combat incessant, avec la persuasion que le
triomphe est au bout.
Les personnes auxquelles nous conseillons de faire la
rééducation de la volonté et d’organiser leur vie physique et
mentale, disent quelque fois : “il serait si bon de se laisser vivre” !
Eh bien ! ce regret n’est pas justifié, car, en réalité, celui qui se laisse
vivre se laisse mourir. L’homme qui ne lutte pas pour la vie, se
laisse envahir par la maladie, les infirmités.
Nos premiers ancêtres, qui ont paru sur terre, eurent à lutter.
C’était alors l’époque des cavernes et des habitations lacustres, où
les hommes étaient forcés de se maintenir sur des pilotis, pour
échapper à leurs ennemis ; ou bien ils se cachaient dans les
cavernes, pour se tenir à l’abri des animaux carnassiers ; ils étaient
obligés à entretenir un grand feu devant l’entrée de leurs repaires.
Quand les événements évoluèrent, c’est contre leurs ennemis qu’ils
luttèrent. Par conséquent l’homme a toujours lutté.
Donc du premier jour où l’être humain vient au monde, il doit
être prêt à la lutte, et la continuer toute la vie.
Par conséquent, quand je parle d’optimisme à acquérir, ce
n’est pas de cet optimisme béat qui consiste à ne rien faire, à
attendre que les événements passent, et à accepter la fainéantise, la
sédentarité, l’inaction. En réalité, pour être heureux, pour être
optimiste, il faut lutter sans cesse. Il faut lutter pour se bien porter,
lutter pour avoir de l’ordre, de la méthode, pour se lever à temps, se
coucher à temps. Il faut faire effort pour se conquérir, conquérir les
événements et les choses : succès, santé, bonheur.
Tout devient facile à qui veut que ce soit facile, à qui prend
l’habitude de se dire devant chaque difficulté nouvelle : “Ce n’est
rien. Tout ce que je veux doit arriver”.
En cet homme qui pense ainsi, toutes les forces accourent au
premier appel. Il s’aperçoit bientôt que mille ressources sont en lui
et qu’il n’a qu’à les utiliser. À chaque effort, à chaque idée dynamique
il doit associer l’Autosuggestion. (Je me lève à 7 heures, je fais
mes exercices fortifiants. Je m’exerce pendant 20 minutes. Dans ces
actes physiques, j’emploie toute mon énergie et toute ma puissance
de perfectionnement).
Ne dites jamais : “Je commencerai lundi, ou demain matin” ;
commencez à réaliser tout de suite, à l’instant même, toute idée
génératrice d’action utile ; entretenez sans cesse cette pensée : “Je
ne suis jamais pressé ni préoccupé, je suis sûr d’atteindre le but que
je me propose”.
Chaque matin, établissez un programme de journée en
5 minutes. Tous les soirs soumettez-vous à l’examen de contrôle, à
titre de vérification.
N’oubliez jamais qu’à celui qui sourit, le destin ne demande
qu’à sourire. N’oubliez jamais que vous retrouverez toujours en
dehors de vous-même ce que vous portez en vous. Si c’est la peur
et la haine que vous cultivez, autour de vous s’exprimeront, se
manifesteront la peur et la haine : celle-là sous forme d’angoisse et
d’inquiétude, celle-ci sous forme d’envie, de jalousie ou de colère.
À ceux qui n’ont que des idées saines et des sentiments élevés,
douceur, calme, bienveillance, répondront la sympathie, le
dévouement et la gratitude.
Celui qui porte en lui la beauté et l’amour, les verra partout se
développer et fleurir. Il pourra conduire sa vie dans un jardin
ensoleillé. Soyez optimiste