Le stress dans notre vie et comment y remédier
February 5 2013
Dans un récent article, paru dans le journal « le Figaro », il était dit que la majorité des fumeurs repoussaient l’idée d’un sevrage pour la bonne raison qu’ils craignaient que leur nervosité augmente avec le temps. En fait, cette idée préconçue ne reflète absolument pas la vérité.
Chacun sait que le fait de fumer ne va pas éliminer son stress. Il n’est que d’observer, discrètement, ceux qui « s’échappent » pendant cinq minutes pour fumer leur cigarette.
Ils se réunissent là où la loi leur permet encore de se réunir : à la porte d’entrée d’un bâtiment ou à une terrasse de café, même si la température est hivernale, dans un lieu dédié aux fumeurs, s’il en existe un. En fait, l’impression donne l’effet que ces gens-là sont mis hors de la société, qu’on les traque......
Il n’est plus possible, aujourd’hui, de fumer dans un espace public. Que ce soit dans un train ou même dans un hall de gare, la moindre fumée est pourchassée. Il est loin le temps des wagons fumeurs de nos banlieue.....Quant au métro, je ne me souviens pas d’y avoir vu quelqu’un fumer autre chose qu’un joint dans un recoin le plus discret possible.
Maintenant, si vous allez dans un restaurant, prenez par principe l’idée que vous ne pouvez pas fumer. Tous les établissements ne disposent pas de salles séparées et si vous aimez fréquenter les petits bistrots, ne vous faîtes pas trop d’illusion si vous voulez finir le repas en beauté par........, comme c’était jadis la coûtume. Il vous faudra, et encore, vous contenter d’une place à l’extérieur où vos voisins ne risquent pas d’être importunés pas une fumée apportée par le vent. Il vous faudra observer avant de choisir car il y a toujours une bonne âme pour vous faire savoir que la fumée l’indispose et suffisamment fort pour que tout le monde l’entende.
Non, tant que la Loi Evain n’était qu’un projet, il y a avait eu des levées de bouclier : « Quoi, on veut nous empêcher de fumer ? Vous allez voir, ce que vous allez voir ! On ne va pas se laisser faire ! ».
Mais le jour où la Loi fut votée et mise en application, personne ne dit mot et tout le monde appliqua, à la lettre, la réglementation.
Considérant que la Régie des Tabacs avait toujours fait partie des Entreprises d’Etat, on n’a pu que s’étonner d’une telle décision, louable certes, pour la Santé mais très néfaste au Tiroir-caisse national.
Heureusement, nous disposons, en France, d’un potentiel de financiers éminents et imaginatifs pour compenser la perte du nombre par une augmentation des prix. Il fallait y penser mais cela n’aide en rien le besoin de fumer ou, au contraire, la façon de s’en débarrasser pour éliminer son stress.
Or, cet article de presse nous fait entrevoir un espoir que nous vous dévoilons ici.
Une étude faite par des chercheurs du King’s College de Londres, associés à l’Université de Southampton, fait ressortir que :
«Les fumeurs qui parviennent à l'abstinence connaissent une réduction de l'anxiété à long terme, alors que ceux qui échouent la voient augmenter ».
Cette étude se base sur les 491 fumeurs qui avaient participé à un programme de sevrage tabagique combinant psychothérapie, éducation et traitement médicamenteux.
Au point de vue expérimental, o a ainsi mesuré par questionnaire leur niveau de stress avant l'arrêt du tabac, puis six mois après. Résultat: les patients ayant réussi leur sevrage avaient vu leur score d'anxiété diminuer de neuf points (sur une échelle de 80), tandis que les patients ayant rechuté subissaient une hausse de trois points. Cette tendance était plus marquée chez les personnes souffrant d'un trouble psychiatrique.
Il convient aussi de dire, et nous en reparlerons dans un prochain post, que la prise de poids est un obstacle majeur à l'arrêt du tabac, donc du stress. Il faut pour cela sortir de l’idée que le sevrage est une des causes d’anxiété, s’il est pratiqué à long terme. Certes, cela peut arriver mais ne dure généralement que quelques jours pour disparaître totalement ensuite.
L’erreur, au contraire, vient du fait que la plupart des fumeurs pensent que le tabac soulage le stress. En supprimant les symptômes du manque, la nicotine crée dans leur esprit l'illusion d'une amélioration de leur humeur. Hors, c’est dans notre mental que la confusion se produit et nous sommes ainsi trompés par nos émotions en pratiquant le tabagisme.
Pendant longtemps, il m’arrivait de travailler avec un collègue grand consommateur de cigares. A chaque fois que j’allais à La Havane ou dans un aéroport international, il fallait que je passe par les free-shops pour lui rapporter son passe-temps favori. Avec cela, il avait l’impression d’être à la hauteur quand il siégeait dans un Conseil d’Administration, sans se rendre compte qu’il importunait plus qu’il ne rassurait.
En fait, ce collègue était un anxieux-né, paralysé à l’idée de parler en public. Le simple fait de faire des « ronds de fumée » lui donnait une telle assurance qu’on aurait jamais dit qu’il était stressé. Pourtant, un jour, le Grand Patron décida de faire appliquer la Loi Evain...et pour lui, ce fut terrible. Avec beaucoup de patience, nous l’avons convaincu d’arrêter de fumer....ce qu’il fit, discrètement et aujourd’hui, il continue ses activités avec un punch que je ne lui avais pas connu.
Dire à quelqu’un de ne plus fumer est facile à dire.....S’il m’est arrivé de fumer un paquet de « troupe » , en cachette, dans les toilettes du train quand j’avais 8 ans pour faire comme les copains, je m’étais aperçu, durant mon service militaire, que les fumeurs étaient moins performants en exercices physiques. Et pourtant, ce n’est pas ce qui manquait ! Je n’ai jamais fumé plus d’un paquet de cigarettes depuis et ça fait plus de 50 ans que ça dure. En fait, je n’en éprouve aucun besoin et ce n’est pas le stress du quotidien qui va me pousser à le faire.
Cette étude faite en Angleterre confirme le principe de respecter les messages de santé publique et insiste sur le fait que «les médecins doivent informer leurs patients que l'arrêt du tabac est bon pour la santé mentale», tout en étant attentifs aux échecs possibles qui, eux, pourraient augmenter l’anxiété.
Source : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/01/17/19708-arreter-fumer-diminue-lanxiete